Il est dur pour moi d'écrire ces lignes sans avoir une émotion assez particulière. Un sentiment de déchirement. Un de plus. Celui de ne plus se sentir à sa place, d'être en lieu étranger. Celui d'avoir quitté le lieu qui faisait battre mon coeur. Le lieu où l'air est pur. Le lieu dans lequel je me suis épanouis durant ma jeunesse avec les gens que j'aime. Ma famille. La famille vaut plus que l'or, c'est ce qui vaut le plus, en fait. L'amour en fait partie. L'amour que l'on vous témoigne, de n'importe quelle sorte ou de nature que ce soit.
Ce soir, je n'écris pas Les contes du cauchemar mais plutot Le conte de la souffrance.
Dans mon coeur, il pleut. Une pluie qui ne finit pas, qui n'en finit pas. Le ciel est gris, sombre, sinistre. Moi qui raconte avec tant d'expressions ces thèmes dans Les contes, aujourd'hui, je ressens une blessure certaine. Peut-être le manque d'affection quotidien. Mon coeur serait-il devenu pierre, puis aurait-il été fendu après avoir retrouvé tant de souplesse et d'ivresse au contact de leurs mains. Au contact de l'atmosphère. Cette atmosphère que je croyais inexistante dans cette vie... Sans intérêt particulier jusque-là. Non, je suis toujours vivant. Des deux manières. Sourir retrouvé, aussitot massacré.
Bref,
Je vous aime.
MERCI